Instruire, corriger, guérir!

Il y a quelques semaines, j’ai découvert ce petit livre. Je dois dire que je l’avais délaissé par manque de concentration et que je voulais un peu profiter de l’été. ???? Depuis hier, j’en ai lu la moitié!

Je tenais à vous partager un passage pour lequel je n’ai eu que seul choix de me dire »WOW ». Contrairement à l’habitude, ce wow n’est pas celui que j’utilise lorsque je suis fière d’un élève… Il s’agit plutôt d’un wow de déception.

Ce passage présente les différentes conventions de travail de la fin des années 60 et du début des années 70. La convention de 1973 du monde de l’éducation précise que seul un professionnel autorisé et qualifié peut porter un jugement sur le type de scolarisation d’un élève. Jusqu’à ce moment, ma lecture se portait bien. Par la suite, l’auteur nous présente la course au professionnalisme…

»Tous ces groupes, psychologues, conseillers d’orientation, orthophonistes, diplômés de psychopédagogie, souhaitent endosser le marteau de spécialiste compétente en matière de diagnostic de l’élève inadapté. D’abord discrètes, ces prétentions se précisent à mesure que les années 1960 font mûrir ce marché d’emploi. […] les commissions scolaires ont ainsi le choix entre une vaste palette de [dit] professionnels de l’évaluation. »

Il y aurait donc eu une course à »l’élection » du meilleur professionnel pour émettre le diagnostic officiel. On présente l’évaluation des futurs élèves HDAA comme étant un processus allant au plus fort la poche… L’avarisme n’a pas lieu d’être dans le milieu scolaire, les professionnels se dovient de travailler en équipe.

Instruire, corriger, guérir? Les orthopédagogues, l’adaptation scolaire et les difficultés d’apprentissage au Québec, 1950-2017.
Prud’homme, Julien.
Presse de l’Université du Québec
ISBN 978-2-7605-4941-8